Eh... Imaginons que... Yasa soit une Claymore.
Si, pour de vrai.
-
Ses yeux, ils ne seraient plus bleux, à Yasa. Baby blue, bébé bleu, bébé vide, blanc d'argent.
Oui, ils seraient comme ça, ses yeux. Jolis, d'argent, de neige, un peu morts, en dedans.
Son corps, il serait fin. Plus fin encore qu'il ne l'est maintenant. Tout fin, oui, comme un petit fil, le genre que les moineaux piquent quand ils vont se faire un minuscule nid, un nid de moineaux.
Il aurait des cicatrices, aussi, Yasa.
Oui, des cicatrices, parce qu'il se battrait. Encore plus, je veux dire. Elles se battent, les Claymores.
Enfin, ils, oui, ils, parce que Yasa c'est un garçon, quand on le sait.
Il se battrait, contre plein de yomas.
Oh, ça, il les tuerait, les yomas, il a pas peur, Yasa. Il se ferait mal, de temps en temps, il se ferait tordre le cou, trancher un avant-bras, transpercer le ventre, et le diaphragme avec, ouvrir le crâne, saigner les lèvres, pleurer, les yeux, pleurer, oui, pleurer, pleurer.
Mais il continuerait. Il aurait peur, peur comme pas deux, comme tout le monde, hein, mais comme jamais, aussi, comme jamais personne n'aurait jamais eu peur avant lui. Comme si jamais personne n'avait vraiment eu peur.
C'est pour ça qu'il continuerait. Ca le sidère, la peur, alors forcément... Ca le sidère, ça le tue -pour de vrai, en plus-, ça le déchire, la peur, mais c'est pour ça qu'il continue, Yasa.
Yasa, s'il était une Claymore....enfin, s'il était un Claymore... je pense pas qu'il mourrait vraiment.
Il tuerait les yomas.
Avec ses yeux, ses yeux froids, ses yeux chauds -juste comme la neige-, ses yeux qui se sont noyés dans la peur, et qui en ont pris la couleur.
Il vivrait, Yasa.
En Claymore.
Si, pour de vrai.
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Ses yeux, ils ne seraient plus bleux, à Yasa. Baby blue, bébé bleu, bébé vide, blanc d'argent.
Oui, ils seraient comme ça, ses yeux. Jolis, d'argent, de neige, un peu morts, en dedans.
Son corps, il serait fin. Plus fin encore qu'il ne l'est maintenant. Tout fin, oui, comme un petit fil, le genre que les moineaux piquent quand ils vont se faire un minuscule nid, un nid de moineaux.
Il aurait des cicatrices, aussi, Yasa.
Oui, des cicatrices, parce qu'il se battrait. Encore plus, je veux dire. Elles se battent, les Claymores.
Enfin, ils, oui, ils, parce que Yasa c'est un garçon, quand on le sait.
Il se battrait, contre plein de yomas.
Oh, ça, il les tuerait, les yomas, il a pas peur, Yasa. Il se ferait mal, de temps en temps, il se ferait tordre le cou, trancher un avant-bras, transpercer le ventre, et le diaphragme avec, ouvrir le crâne, saigner les lèvres, pleurer, les yeux, pleurer, oui, pleurer, pleurer.
Mais il continuerait. Il aurait peur, peur comme pas deux, comme tout le monde, hein, mais comme jamais, aussi, comme jamais personne n'aurait jamais eu peur avant lui. Comme si jamais personne n'avait vraiment eu peur.
C'est pour ça qu'il continuerait. Ca le sidère, la peur, alors forcément... Ca le sidère, ça le tue -pour de vrai, en plus-, ça le déchire, la peur, mais c'est pour ça qu'il continue, Yasa.
Yasa, s'il était une Claymore....enfin, s'il était un Claymore... je pense pas qu'il mourrait vraiment.
Il tuerait les yomas.
Avec ses yeux, ses yeux froids, ses yeux chauds -juste comme la neige-, ses yeux qui se sont noyés dans la peur, et qui en ont pris la couleur.
Il vivrait, Yasa.
En Claymore.



